Réception des voeux & vernissage de l’expo « Bruxelles au fil des regards » de Michel Zeicher

Vous étiez nombreux à vous être déplacés à l’occasion des vœux du PFB ! Au programme, le vernissage de l’exposition de Michel Zeicher. Muni d’un vieux boitier argentique moyen format, il est parti à la rencontre de Bruxelles, de ses habitants et de ses couleurs. L’exposition s’articule donc sur le regard qu’il pose sur les rues de la capitale, mais aussi sur le regard que ses habitants lui renvoient. Ce fut également l’occasion de prendre le temps et de discuter avec certains d’entre vous. À l’ère des mutations fulgurantes et des nouvelles technologies, l’exercice de la démocratie est plus exigeant que jamais. Que ce soit lors des « Jeudi de l’Hémicycle » ou lors de mes nombreux déplacements, ces moments de rencontres sont à chaque fois pour moi une occasion précieuse de se retrouver et d’échanger.

 

À la découverte de Bruxelles du 19ème siècle avec Jos Van Wassenhove

Le 19 janvier dernier, le temps d’un midi, nous nous sommes transposés dans le Bruxelles d’antan relaté dans le livre de Jos Van Wassenhove : « Bruxelles. La vie quotidienne au 19ème siècle par les écrivains de l’époque ». Camille Lemonnier, Paul Hymans, Gérard de Nerval, Baudelaire et tant d’autres nous décrivent avec verve ces Bruxellois qui aiment se montrer au théâtre et faire la fête, qui se plaignent des nouveaux boulevards du centre (déjà !) et de la disparition des estaminets, ils décrivent aussi les chiens qui viennent apporter des colis aux « servantes plantureuses », les maraîchers roublards qui fixent les prix à la tête du client : tous bruissent, cancanent, s’indignent et s’émerveillent du monde nouveau en train de naître. Le très beau midi était animé avec brio par Rony Demaeseneer, le bibliothécaire de Jos. Merci à Jos Van Wassenhove de nous avoir fait vivre ce beau moment « chez lui », au Parlement, puisqu’il est notre interprète et qu’il traduit tous les jours avec finesse nos hésitations, nos phrases confuses et nos erreurs grammaticales :).

Motion en conflit d’intérêts avec le Parlement fédéral sur la réforme des pensions

La « petite » COCOF, pour qui se prend-elle en bloquant la réforme des pensions ?! En réponse, voilà la formule que j’ai utilisée en commission : nous ne sommes pas la grenouille qui se prend pour le bœuf mais la grenouille qui estime que sa mare a été polluée par le Fédéral. Et nous n’aimons pas ça :). En réaction au projet de loi du Ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR), une motion en conflit d’intérêts a été engagée au Parlement francophone bruxellois. Plutôt rare, cette motion a pour effet de suspendre la procédure législative à la Chambre durant 60 jours afin de permettre la mise en place d’une concertation entre entités fédérale et fédérées. Quant à la recevabilité de cette motion, il est essentiel de préciser qu’il convient de distinguer le conflit de compétences du conflit d’intérêts. Dans ce cadre, il y a lieu de se souvenir des précédents en matière de conflits d’intérêts, à savoir celui de l’inspection pédagogique des écoles francophones de la périphérie et celui de la scission de l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde. Dans le cas présent, c’est une autre entité, le pouvoir fédéral, qui, en exerçant sa compétence, porte préjudice aux intérêts de la Commission communautaire française. C’est donc par ricochet que cette dernière est concernée dans ses compétences décrétales et réglementaires.

Ainsi, adoptée à 51 voix contre 14 (MR), la motion nous permettra de débattre avec la Chambre  du calcul de la pension ainsi que d’une nécessaire reconnaissance de la pénibilité de la profession d’enseignant. La perte d’attractivité du métier d’enseignant risque d’entrainer une pénurie d’enseignants, ce qui est, au vu du boom démographique que Bruxelles connait, une réelle bombe sociale. En effet, le fait de fragiliser l’enseignement a des répercussions en matière de décrochage scolaire, de formation professionnelle, de bien-être, de pauvreté et d’intégration sociale.

Les ateliers du pfb

Vaste débat que la liberté d’expression ! Ateliers du PFB – débats informels sur des sujets controversés – se sont attaqué au street-art, aux réseaux sociaux ainsi qu’à la culture dite d’utilité publique pour clôturer ce cycle d’Ateliers. L’objectif de réunir des spécialistes tous azimuts est réussi, les débats ayant rassemblé à la fois des députés, des associations, des professeurs, des artistes, des membres de l’Administration… Ce qu’il en ressort, pour le street-art, c’est qu’il faut un cadastre pour les emplacements qui s’y apparentent  et pas de permis d’urbanisme pour utiliser ces espaces. Ensuite, pour les réseaux sociaux, c’est qu’il est nécessaire de mettre en place de nouveaux systèmes de contrôle des abus efficaces afin d’éviter les multiples dérapages. Quant à la culture, Il est nécessaire d’avoir des subsides mieux équilibrés entres les institutions et soutenir les pièces « d’utilité publique » à relever les défis. Vu le succès remporté par ce premier cycle sur la liberté d’expression ainsi que la plus-value apportée par ces débats, nous entendons bien-entendu réitérer l’exercice au plus tôt. Un grand merci à  tous les participants qui ont rendu ces rencontres si riches et si passionnantes.

JHC: « Vie affective et sexuelle en situation de handicap: la parole aux intéressés »

Tout le monde peut prétendre à une vie affective, relationnelle et sexuelle. Il s’agit même là d’un droit fondamental qui participe à notre épanouissement. Mais qu’en-est-il des personnes handicapées ? Encore aujourd’hui, le sujet suscite beaucoup de passion, de positions tranchées. Si du chemin a été fait pour reconnaître leur désir, certaines questions restent encore taboues. Comment convient-il de qualifier l’assistance sexuelle ? S´agit-il d´un droit ou s’agit-il de prostitution ?

Lors de cette matinée, nous avons entendu des témoignages poignants des parents mais également des principaux concernés. Il nous ont partagé leur quotidien, leur courage, leur combat, les petites choses de tous les jours mais qui en s’accumulant deviennent de vrais défis. Alors oui, l’aspect physique est important mais le but recherché est avant tout l’épanouissement personnel. Petite mention particulière pour le Bal Rouge Amour (coaching/speed dating/bal) qui permet aux personnes en situation de handicap de faire des rencontres, qu´elles soient amicales ou amoureuses. Toutefois, on voit bien qu’il y a aujourd’hui une demande forte de la part des personnes handicapées et de leur entourage pour un épanouissement affectif et il convient de la supporter avec vigueur !

JHC: Les maisons de répit

Peut-on s’autoriser un répit ? Peut-on s’autoriser de souffler, de déposer les armes? Les parents d’Heloïse qui bénéficient d’un service de répit nous partageaient ce 26 janvier dernier leur quotidien : stress perpétuel, manque de patience, pas de vacances sans avoir repéré l’hôpital le plus proche, des souffrances pour eux mais également pour leur petite fille et leurs deux autres enfants. Les maisons de répit comme la Villa Indigo sont un havre de paix, les enfants y sont encadrés et se sentent comme chez eux – parfois même mieux que chez eux d’après les parents de la petite Héloïse 🙂 – et ce sont des moments de soulagement pour les parents. Et pourtant, tant de parents encore ne savent pas qu’ils peuvent faire appel à cette faculté de répit. Ils nous ont tous dit aujourd’hui : « Si seulement nous avions su cela plus tôt. » Merci à la Villa Indigo d’avoir organisé cette matinée bouleversante et enrichissante, et à l’ensemble des structures de répit d’offrir une vraie bouffée d’oxygène, une parenthèse dans un quotidien extra-ordinaire

Stress et burn-out, les signaux visibles d’un changement nécessaire

Le travail est-il une source d’épanouissement personnel ? Voilà une question complexe à laquelle nous avons tenté de répondre lors d’une matinée rencontre le 22 février dernier. En effet, pour nombre de personnes, il semble que ce ne soit pas toujours le cas. Stress, anxiété, surcharge de travail, conflits entre collègues, fatigue, « burn-out » : voilà autant de problèmes auxquels sont de plus en plus confrontés les salariés au travail. Selon une récente enquête, deux travailleurs belges sur trois (62%) subissent « un stress démesuré au travail » et déclarent souffrir de troubles de santé liés au stress occasionnés par cette activité. Comment en arrive-ton à ce que la corde craque ? Est-ce la faute aux changements des conditions dans lesquelles nous travaillons ? Alors même qu´on adore son travail, qu´on le fait bien et que l´entourage professionnel n´est pas nécessairement malveillant, sommes-nous mal équipés pour gérer notre stress ?

La réponse n’est ni simple, ni universelle mais est forcément nuancée et complexe. Une matinée pédagogique qui mènera assurément à des champs d´action politique.

Voeux du PFB + Expo photo: « équilibre instable » de Kamel Moussa

Vous étiez nombreux à vous être déplacés à l’occasion des vœux du PFB, le 24 janvier dernier ! Au programme, le vernissage de l’interpellante exposition de Kamel Moussa. Il photographie cette jeunesse tunisienne qui est descendue pleine d’espoir dans la rues de Tunis et qui se retrouve aujourd’hui en plein désenchantement. Kamel personnifie plus que quiconque le basculement de ces derniers mois: lui-même s’est retrouvé juste avant l’expo pris dans un accident terrible, et pourtant il était là, indigné, fort, résilient et, malgré tout, joyeux. Ce fut également l’occasion de prendre le temps et de discuter avec certains d’entre vous. À l’ère des mutations fulgurantes et des nouvelles technologies, l’exercice de la démocratie est plus exigeant que jamais. Que ce soit lors des « Jeudi de l’Hémicycle » ou lors de mes nombreux déplacements, ces moments de rencontres sont à chaque fois pour moi une occasion précieuse de se retrouver et d’échanger.

Voeux du pfb & exposition photo: équilibre instable de Kamel Moussa

En manque de réussite, rêvant de liberté ou simplement d’un travail, les jeunes Tunisiens risquent parfois leur vie pour traverser la Méditerranée. Pourtant, ces mêmes jeunes ont joué un rôle clef lors du printemps arabe et la libération de leur patrie. Ils se sont notamment réappropriés l’espace public dont ils étaient privés depuis si longtemps. Mais aujourd’hui beaucoup se sentent perdus, perturbés par les changements politiques, sociaux et économiques que subit leur pays. Tiraillés entre progressistes laïques et conservateurs religieux, leur identité est bousculée. C’est dans ce contexte particulier que Kamel Moussa, cet ancien élève d’Agnès Varda, choisit de nous emmener. Des photos qui dévoilent une vulnérabilité et une fragilité qui caractérisent tant cette jeunesse tunisienne. A travers son objectif, le photographe nous renvoie vers son questionnement interne : « Que serais-je devenu si j’étais resté là-bas? ».

 

Ce sera également le moment pour moi de vous accueillir pour les vœux du Parlement francophone bruxellois.

 

 

Date du vernissage et des vœux: Mardi 24 janvier  de 18h à 20h

Date: 25 janvier au 17 février de 9h00 à 17h00

Lieu: Parlement bruxellois, rue du Lombard, 69 à 1000 Bruxelles

RSVP (uniquement pour la réception): jdegroote@parlementfrancophone.brussels

JHC: « Les maisons de répit: une bulle d’oxygène pour des familles en détresse »

A une époque où les réseaux sociaux ont une place si omniprésente, où la vie professionnelle est si exigeante  et que nos espaces de respirations sont souvent étouffés, notre société permet-elle le répit ? Cette question si fondamentale pour bien d’entre nous, se pose plus que  jamais lorsqu’il est question de vivre au quotidien avec une personne atteinte d’une maladie grave. Accompagner quelqu’un dans l’évolution de sa maladie et vers sa fin de vie est une démarche éprouvante. Face à la même situation, chacun peut la vivre différemment. Les émotions qui resurgissent peuvent être très variées comme l’impuissance, la colère, l’angoisse, la culpabilité, la peur, le sentiment d’injustice ou encore la solitude. D’autres difficultés peuvent apparaître : matérielles, professionnelles, sociales, spirituelles. C’est dans ce contexte particulier que les maisons de répit entrent en jeu. Ces bulles d’oxygène permettent aux familles au quotidien si difficile, de pouvoir « souffler » moralement et physiquement tout en les rassurant sur la qualité de l’accompagnement du proche aidé. Ce sera une très belle matinée qui nous fera réfléchir aux respirations possibles de nos vies.

 

Date: Jeudi 26 janvier de 9h00 à 12h00

Lieu: Parlement bruxellois, rue du Lombard, 69 à 1000 Bruxelles

RSVP: aselimaj@parlementfrancophone.brussels