PRDD: Le tracé de la ligne de métro vers Uccle

En janvier dernier, je m’étonnais de découvrir un tracé retenu dans le plan régional de développement durable (PRDD) pour le prolongement du métro vers Uccle. Si dès le début de la législature, l’accord de Gouvernement prévoyait le lancement des études pour l´extension du métro vers le sud, aucune n’avait été présentée en commission. J’ai donc interrogé Pascal Smet sur les motifs qui l’avaient poussé à reprendre ce tracé particulier dans le PRDD. J’ai également attiré l’attention du Ministre sur le fait que le tracé en question faisait doublon sur une partie du parcours du bus 48. Par ailleurs, le projet souffre de critiques, le manque de clientèle potentielle le rendant selon certains superflu. Le Ministre a répondu qu’en réalité, Béliris devait encore réaliser une étude pour vérifier l’opportunité d’une extension du métro vers le sud et, le cas échéant, définir un trajet. C’est un peu ça le problème avec le PRDD, les propositions avancées côtoient celles dont l’opportunité n’a pas encore été vérifiée. De quoi installer la confusion… J’espère en tout cas que l’étude de Béliris saura se montrer pertinente et sage face à cette éternelle question : est-ce le métro qui crée la clientèle ou l’inverse ?

Le cinéma Movy Club à Forest racheté par la Région

De 1895 à 1993, la Région de Bruxelles-capitale comptait jusqu´à 250 salles de cinéma. Aujourd’hui, si certaines présentent encore une activité, beaucoup d´entre elles ont été fermées, subissant une reconversion plus ou moins réussie. La Région a récemment fait l´acquisition du cinéma Movy Club, le dernier cinéma de quartier de la commune de Forest, fermé depuis 2013. Cette initiative dont je me réjouis vivement me pousse à repenser au rôle des cinémas, ces lieux populaires, plein de vie qui font ou faisaient partie de l´histoire des habitants. Si redonner vie à tous les cinémas disparus semble illusoire, on peut en tout cas se permettre de réfléchir à la manière dont le cinéma participe au maillage culturel, au rôle qu´il joue dans nos sociétés et aux pistes de reconversion à privilégier afin de garantir que l´âme de ces lieux soient préservées. Prenons par exemple le Charleston, un vieux cinéma du quartier Louise-Bascule qui a échappé à une reconversion en loft pour être finalement réaménagé en espace culturel atypique qui valorise l’ancienne salle de projection et qui participe à l’animation de tout un quartier.

J’ai donc interrogé le Ministre-Président afin de savoir où en était la réflexion au sein du groupe de travail au sujet des réaffectations possibles du Movy Club mais également pour savoir si d’autres initiatives avaient été envisagées avec d’autres cinémas bruxellois. Bien que rien n’ait encore été décidé, Rudy Vervoort a affirmé que le groupe de travail avait déjà reçu plusieurs propositions d’affectation et qu’au final, il souhaiterait que le Movy  club reste, d’une manière ou d’une autre, un cinéma.

Villa Dewin: la saga continue

La Villa Dewin (Hôtel Danckaert) n´est inconnue pour aucun Forestois ! Bijou architectural et culturel, classée au mois de juillet, elle a mobilisé citoyens et riverains autour d´un projet de défense de la qualité de vie du quartier et de son patrimoine. Un projet immobilier prévoyait la réalisation de 51 logements et d´un parking de 67 emplacements sur deux niveaux. Passé en commission de concertation, un avis négatif  a été rendu sur le projet. J’ai interpellé le Ministre-Président pour voir quelle suite comptait donner le Gouvernement régional. Sa réponse m’a vraiment confortée. Pour lui pas question de continuer le projet tel quel : il faudra que le promoteur réintroduise un nouveau projet. J’espère que celui-ci se fera en bonne concertation entre les autorités communales et les citoyens regroupés à travers le comité de quartier. C’est grâce à ce dialogue que le classement de la Villa Dewin a été obtenu et que le projet initial a évolué. Je continuerai à suivre cela de très près.

Le musée du chat finira-t-il dans les délais impartis?

En juillet 2015, Rudy Vervoort annonçait la création du « Musée du Chat et du dessin de presse » dans le bâtiment « 1930 », situé au Mont des Arts, quartier des musées par excellence. Projet ô combien enthousiasmant, il s´agit d´une chance à la fois pour nous, Belges et Bruxellois de découvrir ou de redécouvrir notre patrimoine culturel national à travers le personnage du Chat, figure de proue de la bande dessinée belge, mais également pour les touristes du monde entier ; on retrouve des traductions de l´œuvre de Philippe Geluck en anglais, en finlandais, en libanais, en breton et même en ch´ti !

 

J´ai eu l’occasion de réinterroger le Ministre-président sur l’état d’avancement du projet, à savoir si les collaborations initiées se poursuivaient comme prévues et les budgets et délais respectés. Il m’a confirmé que tout était sur les rails et que l’inauguration aurait toujours bien lieu en 2019. Je m’en réjouis.

PRDD: la concertation est toujours ouverte

Le 8 février dernier, le Ministre-Président Rudi Vervoort présentait en Commission le projet de Plan Régional de Développement Durable (PRDD). Il s’agit là d’un outil important puisqu’à travers ses différents axes, il exprime une nouvelle vision de la ville. L’axe privilégié par le Gouvernement est celui de la dimension territoriale, dimension à travers laquelle il veut pouvoir agir de façon pragmatique sur les transformations de la Ville. S’il s’agit là d’un aspect important, on ne peut que regretter que le Projet de plan actuel délaisse une dimension des plus importantes lorsque l’on parle du développement de notre ville de demain : la dimension humaine. En effet, le PRDD n’évoque aucune mesure concrète sur de véritables enjeux de notre société actuelle : personnes handicapées, aînés, Ville durable, etc. …rien. Il faut légitimement se demander comment impliquer plus la société civile dans la définition de ce que nous voulons comme ville demain. Alors que le PRDD est actuellement soumis à une enquête publique qui se clôturera déjà le 13 mars prochain, j’ai alors interrogé Rudy Vervoort sur la suite qui y sera donnée et le caractère figé ou non des différentes mesures présentées. Il s’est dit ouvert à toutes nouvelles propositions, ce sur quoi nous travaillons déjà au sein du cdH. Cette ville de demain doit être à l’image de ses habitants d’aujourd’hui, alors n’hésitez pas vous aussi à donner votre avis en vous rendant sur le site : http://www.prdd.brussels/ .

Palais de justice: La saga continue

« Outrecuidant », un mot bien suranné pour qualifier l’attitude du MR bruxellois sur le Palais de justice en commission du développement territorial. En effet, dans leur proposition de résolution, ils parlent de l’aménagement du Palais de Justice en faisant des « propositions » à la Région concernant son affectation.  Ils proposent entre autres d’y mettre le Musée d’Art Contemporain, plutôt que dans le bâtiment Citroën, projet fort du plan Canal.

Comme nous le savons tous, le propriétaire du Palais de justice est le Fédéral. Depuis des années, les Bruxellois demandent au Fédéral de prendre ses responsabilités de propriétaire. Déjà en remettant le bâtiment en état comme en refaisant la façade pour 2027 comme promis. Ensuite, en élaborant un plan stratégique en concertation avec la Région qui soit respectueux tant de l’image de Bruxelles que des demandes du judiciaire.

Le Palais de Justice est l’exemple le plus marquant du désinvestissement du Fédéral dans Bruxelles depuis des années. En effet, entre les déclarations pour en faire un grand centre commercial, la négligence vis-à-vis des échafaudages devenus mobilier permanent, les propositions à l’emporte-pièce, à contre-sens des demandes du judiciaire, on n’en voit plus le bout. Derrière ce désinvestissement, c’est un double message qui passe : le délitement de la fonction régalienne de justice (une justice régionalisée n’a plus besoin d’un aussi grand palais) et le mépris de Bruxelles (cessons d’y investir).

Après cette discussion et lors d’une conférence de presse, les Ministres de la Justice Koen Geens et de l’Intérieur Jan Jambon ont présenté un masterplan sur l’avenir du bâtiment. Enfin !

Rentrée du PRB: « La revitalisation urbaine au coeur du débat »

La rentrée parlementaire du PRB a porté sur la revitalisation urbaine. Un sujet d’importance ? Oui !
Dès le départ, le Gouvernement a voulu marquer le développement territorial comme un des enjeux majeurs de cette législature, comme cela se traduit dans la Déclaration de Politique Régionale (DPR) et les dix grands pôles de développement urbain. Le pari : que la ville de demain ne ressemble pas à la ville d’hier. Il fallait actualiser, coordonner et amplifier les outils existants et épars, tels que les contrats de quartier et la politique de la ville. La politique de la ville est l’enjeu majeur de cette législature et ceci est un des outils essentiels pour la développer.
Nos trois demandes auxquelles le Ministre Président Rudi Vervoort a répondu sont les suivantes :
1) Faire un bilan des contrats de quartiers. La dernière date de 2007 ! Dix ans, c’est beaucoup pour une ville en constante mutation. Le Ministre-Président s’est engagé à le faire d’ici 2017. C’était essentiel pour nous.
2) Pour définir les périmètres de revitalisation urbaine, le Gouvernement n’a retenu que les 3 critères socio-économiques (revenu médian, densité de population et taux de chômage) qui reposent sur des statistiques objectivables. Pour le cdH, il faudra aller plus loin et adopter de nouveaux critères qui, combinés, reflètent plus précisément les besoins des Bruxellois. Ainsi, nous avons demandé que le critère d’équipement collectif soit repris (écoles, crèches, plaines de jeux, etc.) : il est essentiel à la respiration d’un quartier.
3) Attention à l’architecture générale ! Alors qu’on parle de l’illisibilité des institutions bruxelloises, ne faisons pas la même chose avec les outils de rénovation urbaine : PRDD, BBP, SAU, OIP urbanisme,… Pour redessiner la ville, il faut que la ligne du crayon soit claire. Rudi Vervoort s’est clairement engagé à ce que tous ces différents blocs s’intègrent dans une architecture lisible. A l’heure où le lego institutionnel bruxellois pose question, une meilleure visibilité est essentielle.

Maroc: Allers-retours entre Marocaines et Belges pour plus de femmes élues

Simone Susskind a emmené plusieurs de ses collègues députées, Khadija Zamouri, Fatiha Saïdi, Hélène Ryckmans, Yasmine Kherbache et moi-même, au Maroc pour suivre des candidates avant les élections législatives qui ont eu lieu le 7 octobre 2016.

Ceci s’inscrivait dans l’action « Femmes leader de demain » qui vise à faire un échange entre femmes politiques belges et de pays du Maghreb. Ainsi, vous vous souviendrez peut-être qu’une jeune députée algérienne, Samira Brahimi, m’avait suivie pendant les élections de 2014. Cette fois-ci, c’est nous qui apportions notre soutien aux candidates marocaines. En effet, de nombreuses Marocaines tentent de se faire une place dans la vie politique et citoyenne de leur pays, mais malgré la mise en place d’un quota depuis 2002, elles restent toujours politiquement sous-représentées.

La candidate que j’ai suivi était Fatiha Barnes, médecin depuis 20 ans dans un quartier populaire de Casa et militante au PPS (Parti du Progrès et du Socialisme). Femme de terrain, généreuse, forte, Fatiha était tête de liste locale pour les législatives, défi à haut risque pour cette battante dont le parti est coincé entre les deux grands opposants, le PAM et le PJD. J’ai suivie Fatiha dans sa campagne dans les bidonvilles de Casa. De 10h à 18h sans discontinuer, nous avons fait du porte à porte. Chacune des familles rencontrées, souvent dans le plus grand dénuement, sans eau courante ni électricité, nous a ouvert sa porte et offert un sourire plein d’espoir et des mots d’encouragement. Le message que je ramène en Belgique est celui d’une lutte de tous les jours, une grande leçon de générosité et une formidable envie de se battre.

Bravo à ces grandes dames! Hélas le combat est encore long, car sur 395 députés, seulement 67 sont des femmes.

Le futur Musée d’Art Contemporain de Bruxelles #zonecanal

La Région bruxelloise et le Centre Pompidou ont annoncé leur partenariat dans le cadre de la transformation du garage Citroën à Yser en un Musée de l’art moderne et contemporain. Le Centre Pompidou mettra une partie de ses collections à disposition du futur musée bruxellois. On parle de plus de 120.000 œuvres d’exception.

Ne boudons pas notre fierté ! Ce partenariat avec une institution de réputation mondiale est une excellente nouvelle pour Bruxelles. Il s’agit d’un projet porteur, audacieux, moderne et dynamique qui permettra non seulement de placer Bruxelles un peu plus sur la carte des capitales muséales de première importance, mais également d’avancer dans l’ambitieux projet du Gouvernement bruxellois qui a pour but de  développer  toute la zone du canal.

Cette alliance est aussi un fameux pied-de-nez au Gouvernement Fédéral qui par le biais de la Ministre N-VA, Elk Sleurs, avait fait le choix de désinvestir le développement muséal de Bruxelles et qui a toujours refusé de doter, via les réserves et œuvres des Musées nationaux, le futur Musée d’Art Moderne et Contemporain de collections dignes de ce nom.

Avec ce futur Musée d’Art Moderne, Bruxelles peut s’afficher dignement comme une ville moderne, contemporaine, trendy et ouverte aux dernières tendances artistiques et architecturales.

Classement de la Villa Dewin

La Villa Dewin est définitivement classée ! La CRMS avait lancé cette procédure depuis décembre 2014 et j’étais plusieurs fois intervenue au Parlement à ce sujet. Ce classement est l’aboutissement d’un beau combat, parti de convictions et d’horizon très différents. Habitants, majorité, opposition, les défenseurs du patrimoine et ceux qui veulent créer du logement : ce sont des visions de la ville divergentes qui se sont écoutées. Cette décision est un vrai soulagement pour ces amoureux du patrimoine et tous ceux qui voulaient voir préservé ce joyau de l’Art Déco. En effet, commanditée en 1922 par l’industriel Jean Danckaert à l’architecte Dewin, la Villa est restée depuis dans la famille pendant des générations. C’est un témoignage rare et précieux de cette époque.

 

Alors, tout va bien dans le meilleur des mondes ? Pas tout à fait. Le projet prévoit la construction de 51 logements et 80 parkings qui empiétera sur la partie du jardin de la villa qui n’est pas classée. Selon Rudi Vervoort ce projet passera « très prochainement » en Commission de Concertation. La commune de Forest a dit rester très attentive à des questions qui risquent de mettre en péril un équilibre dans le quartier : la hauteur de la construction, le nombre et la construction des emplacements de parking, la préservation ou non de la roseraie et des arbres de haute tige le long de la rue de la Mutualité.

 

Le tout est un équilibre défendu par le comité de quartier « Constantin Meunier ». Équilibre entre l’objectif louable de construction de nouveaux logements et celui de la préservation du patrimoine, d’une histoire de notre passé racontée à travers un bâtiment d’exception, et d’une vraie respiration pour tout un quartier inquiet de voir celle-ci détruite.