La gare de l’Ouest, enfin sur les rails !

L’aménagement de la gare de l’Ouest, enfin sur les rails ! C’est tout un quartier qui va et doit se réinventer. J’ai interpellé Rudi Vervoort à ce sujet. Trois points sont délicats dans ce dossier : le premier, c’est que nos interlocuteurs sont la SNCB et Infrabel. Non seulement c’est difficile de les mettre d’accord entre eux, mais de plus Bruxelles n’est pas toujours leur priorité, loin de là ! Deux, nous voulons garder un objectif fort de logements publics. La réponse très positive du Ministre-Président nous conforte dans cette option puisque sur les 450 logements prévus, 360 seront publics. Un seul bémol, nous n’avons toujours pas connaissance de la répartition qui sera faite entre le social et le moyen. Trois, le parc de 3 hectares. Celui-ci doit non seulement donner une respiration à tout un quartier mais être un lien entre des quartiers qui ne se connectent pas. J’ai dans cette optique attiré l’attention du Ministre-Président sur la possibilité de mettre en place des aménagements plus urbains, ne fut-ce que par rapport au défi de la dépollution du sol, l’instar de New York et de sa grande promenade sur une ancienne voie de chemin de fer.

Les amendes à la STIB sont-elles payées?

3,5 millions envolés  ! Voilà le chiffre annoncé par le Ministre de la mobilité Pascal Smet lorsque je l’ai questionné sur le montant des amendes à la STIB recouvré pour l’année 2014. Comptabilisant pas moins de 58.576 infractions, l’année 2014 aurait dû rapporter la coquette somme de 7.251.165 euros. Seuls 45% ont été perçus : autant dire qu’on est loin du compte. Plusieurs phénomènes expliquent ce taux de recouvrement bas : augmentation des règlements collectifs de dette, données d’identité fausses ou erronées, divers plan d’apurement, transactions à l’amiable ayant échouées. En ce qui concerne l’année 2015, les résultats sont pour l’instant sensiblement les mêmes (seuls 3.881.018 euros sur 7.570.478 ont été récupérés). Je me suis dès lors se demandée si le montant de l’amende n’est pas trop élevée dans la mesure où le resquilleur est parfois celui qui n’a pas les moyens de payer. Par ailleurs, ce faible taux de recouvrement justifie d’autant plus la proposition du cdH de remettre des accompagnateurs dans les véhicules de la STIB. Cela permettrait de lutter contre la fraude et d’améliorer le service.

PRDD: Le tracé de la ligne de métro vers Uccle

En janvier dernier, je m’étonnais de découvrir un tracé retenu dans le plan régional de développement durable (PRDD) pour le prolongement du métro vers Uccle. Si dès le début de la législature, l’accord de Gouvernement prévoyait le lancement des études pour l´extension du métro vers le sud, aucune n’avait été présentée en commission. J’ai donc interrogé Pascal Smet sur les motifs qui l’avaient poussé à reprendre ce tracé particulier dans le PRDD. J’ai également attiré l’attention du Ministre sur le fait que le tracé en question faisait doublon sur une partie du parcours du bus 48. Par ailleurs, le projet souffre de critiques, le manque de clientèle potentielle le rendant selon certains superflu. Le Ministre a répondu qu’en réalité, Béliris devait encore réaliser une étude pour vérifier l’opportunité d’une extension du métro vers le sud et, le cas échéant, définir un trajet. C’est un peu ça le problème avec le PRDD, les propositions avancées côtoient celles dont l’opportunité n’a pas encore été vérifiée. De quoi installer la confusion… J’espère en tout cas que l’étude de Béliris saura se montrer pertinente et sage face à cette éternelle question : est-ce le métro qui crée la clientèle ou l’inverse ?

Motion en conflit d’intérêts avec le Parlement fédéral sur la réforme des pensions

La « petite » COCOF, pour qui se prend-elle en bloquant la réforme des pensions ?! En réponse, voilà la formule que j’ai utilisée en commission : nous ne sommes pas la grenouille qui se prend pour le bœuf mais la grenouille qui estime que sa mare a été polluée par le Fédéral. Et nous n’aimons pas ça :). En réaction au projet de loi du Ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR), une motion en conflit d’intérêts a été engagée au Parlement francophone bruxellois. Plutôt rare, cette motion a pour effet de suspendre la procédure législative à la Chambre durant 60 jours afin de permettre la mise en place d’une concertation entre entités fédérale et fédérées. Quant à la recevabilité de cette motion, il est essentiel de préciser qu’il convient de distinguer le conflit de compétences du conflit d’intérêts. Dans ce cadre, il y a lieu de se souvenir des précédents en matière de conflits d’intérêts, à savoir celui de l’inspection pédagogique des écoles francophones de la périphérie et celui de la scission de l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde. Dans le cas présent, c’est une autre entité, le pouvoir fédéral, qui, en exerçant sa compétence, porte préjudice aux intérêts de la Commission communautaire française. C’est donc par ricochet que cette dernière est concernée dans ses compétences décrétales et réglementaires.

Ainsi, adoptée à 51 voix contre 14 (MR), la motion nous permettra de débattre avec la Chambre  du calcul de la pension ainsi que d’une nécessaire reconnaissance de la pénibilité de la profession d’enseignant. La perte d’attractivité du métier d’enseignant risque d’entrainer une pénurie d’enseignants, ce qui est, au vu du boom démographique que Bruxelles connait, une réelle bombe sociale. En effet, le fait de fragiliser l’enseignement a des répercussions en matière de décrochage scolaire, de formation professionnelle, de bien-être, de pauvreté et d’intégration sociale.

Les ateliers du pfb

Vaste débat que la liberté d’expression ! Ateliers du PFB – débats informels sur des sujets controversés – se sont attaqué au street-art, aux réseaux sociaux ainsi qu’à la culture dite d’utilité publique pour clôturer ce cycle d’Ateliers. L’objectif de réunir des spécialistes tous azimuts est réussi, les débats ayant rassemblé à la fois des députés, des associations, des professeurs, des artistes, des membres de l’Administration… Ce qu’il en ressort, pour le street-art, c’est qu’il faut un cadastre pour les emplacements qui s’y apparentent  et pas de permis d’urbanisme pour utiliser ces espaces. Ensuite, pour les réseaux sociaux, c’est qu’il est nécessaire de mettre en place de nouveaux systèmes de contrôle des abus efficaces afin d’éviter les multiples dérapages. Quant à la culture, Il est nécessaire d’avoir des subsides mieux équilibrés entres les institutions et soutenir les pièces « d’utilité publique » à relever les défis. Vu le succès remporté par ce premier cycle sur la liberté d’expression ainsi que la plus-value apportée par ces débats, nous entendons bien-entendu réitérer l’exercice au plus tôt. Un grand merci à  tous les participants qui ont rendu ces rencontres si riches et si passionnantes.

JHC: « Vie affective et sexuelle en situation de handicap: la parole aux intéressés »

Tout le monde peut prétendre à une vie affective, relationnelle et sexuelle. Il s’agit même là d’un droit fondamental qui participe à notre épanouissement. Mais qu’en-est-il des personnes handicapées ? Encore aujourd’hui, le sujet suscite beaucoup de passion, de positions tranchées. Si du chemin a été fait pour reconnaître leur désir, certaines questions restent encore taboues. Comment convient-il de qualifier l’assistance sexuelle ? S´agit-il d´un droit ou s’agit-il de prostitution ?

Lors de cette matinée, nous avons entendu des témoignages poignants des parents mais également des principaux concernés. Il nous ont partagé leur quotidien, leur courage, leur combat, les petites choses de tous les jours mais qui en s’accumulant deviennent de vrais défis. Alors oui, l’aspect physique est important mais le but recherché est avant tout l’épanouissement personnel. Petite mention particulière pour le Bal Rouge Amour (coaching/speed dating/bal) qui permet aux personnes en situation de handicap de faire des rencontres, qu´elles soient amicales ou amoureuses. Toutefois, on voit bien qu’il y a aujourd’hui une demande forte de la part des personnes handicapées et de leur entourage pour un épanouissement affectif et il convient de la supporter avec vigueur !

Articles de presse mai 2017

 

 

Site Molière: retour à la case départ

 

 

Une gare de l’Ouest objet de toutes les attentions

 

 

L’Interview : Julie de Groote (cdH)

 

 

« Amendes trop chères ! »

 

 

« Je ne veux plus être considérée comme une orpheline »

 

 

Le cinéma Movy Club à Forest racheté par la Région

De 1895 à 1993, la Région de Bruxelles-capitale comptait jusqu´à 250 salles de cinéma. Aujourd’hui, si certaines présentent encore une activité, beaucoup d´entre elles ont été fermées, subissant une reconversion plus ou moins réussie. La Région a récemment fait l´acquisition du cinéma Movy Club, le dernier cinéma de quartier de la commune de Forest, fermé depuis 2013. Cette initiative dont je me réjouis vivement me pousse à repenser au rôle des cinémas, ces lieux populaires, plein de vie qui font ou faisaient partie de l´histoire des habitants. Si redonner vie à tous les cinémas disparus semble illusoire, on peut en tout cas se permettre de réfléchir à la manière dont le cinéma participe au maillage culturel, au rôle qu´il joue dans nos sociétés et aux pistes de reconversion à privilégier afin de garantir que l´âme de ces lieux soient préservées. Prenons par exemple le Charleston, un vieux cinéma du quartier Louise-Bascule qui a échappé à une reconversion en loft pour être finalement réaménagé en espace culturel atypique qui valorise l’ancienne salle de projection et qui participe à l’animation de tout un quartier.

J’ai donc interrogé le Ministre-Président afin de savoir où en était la réflexion au sein du groupe de travail au sujet des réaffectations possibles du Movy Club mais également pour savoir si d’autres initiatives avaient été envisagées avec d’autres cinémas bruxellois. Bien que rien n’ait encore été décidé, Rudy Vervoort a affirmé que le groupe de travail avait déjà reçu plusieurs propositions d’affectation et qu’au final, il souhaiterait que le Movy  club reste, d’une manière ou d’une autre, un cinéma.

Villa Dewin: la saga continue

La Villa Dewin (Hôtel Danckaert) n´est inconnue pour aucun Forestois ! Bijou architectural et culturel, classée au mois de juillet, elle a mobilisé citoyens et riverains autour d´un projet de défense de la qualité de vie du quartier et de son patrimoine. Un projet immobilier prévoyait la réalisation de 51 logements et d´un parking de 67 emplacements sur deux niveaux. Passé en commission de concertation, un avis négatif  a été rendu sur le projet. J’ai interpellé le Ministre-Président pour voir quelle suite comptait donner le Gouvernement régional. Sa réponse m’a vraiment confortée. Pour lui pas question de continuer le projet tel quel : il faudra que le promoteur réintroduise un nouveau projet. J’espère que celui-ci se fera en bonne concertation entre les autorités communales et les citoyens regroupés à travers le comité de quartier. C’est grâce à ce dialogue que le classement de la Villa Dewin a été obtenu et que le projet initial a évolué. Je continuerai à suivre cela de très près.

Le musée du chat finira-t-il dans les délais impartis?

En juillet 2015, Rudy Vervoort annonçait la création du « Musée du Chat et du dessin de presse » dans le bâtiment « 1930 », situé au Mont des Arts, quartier des musées par excellence. Projet ô combien enthousiasmant, il s´agit d´une chance à la fois pour nous, Belges et Bruxellois de découvrir ou de redécouvrir notre patrimoine culturel national à travers le personnage du Chat, figure de proue de la bande dessinée belge, mais également pour les touristes du monde entier ; on retrouve des traductions de l´œuvre de Philippe Geluck en anglais, en finlandais, en libanais, en breton et même en ch´ti !

 

J´ai eu l’occasion de réinterroger le Ministre-président sur l’état d’avancement du projet, à savoir si les collaborations initiées se poursuivaient comme prévues et les budgets et délais respectés. Il m’a confirmé que tout était sur les rails et que l’inauguration aurait toujours bien lieu en 2019. Je m’en réjouis.