Expo photo: « Soie » de Barbara Iweins

Des femmes nues au Parlement ! Couvrez ce sein, que je ne saurais voir 🙂

Le 22 novembre dernier, nous avons accueilli dans notre bel Espace Jardin la superbe exposition de Barbara Iweins. Fascinée par la fragilité et l’innocence des êtres humains, Barbara Iweins mène une quête perpétuelle à travers ses séries photographiques: celle de la beauté dans l’imperfection. Dans son dernier travail « Soie », Barbara Iweins tente d’appréhender à travers des clichés doux et subtils, le thème de la pudeur dans notre société actuelle.

Je vous propose de découvrir le superbe travail de Barbara, ça en vaut largement le détour ! www.barbaraiweins.com


JHC: Restitutions des biens culturels africains: question morale ou juridique?

Le 16 octobre dernier, le Parlement Francophone Bruxellois co-organisait avec l’asbl Bamko-Cran et l’Etat de la Diaspora Africaine un Jeudi de l’Hémicycle consacré à la restitution des biens culturels africains mal acquis notamment au travers de pillages et d’exactions avérés. Voilà un sujet difficile qui nous renvoie à un non-dit de notre histoire et qu’il était important d’aborder sans tabou lors d’un JHC.

La matinée a été ouverte par Mireille Tsheusi-Robert, Présidente de l’asbl Bamko-CRAN, qui a rappelé combien ces objets témoignent de la violence coloniale. Elle a en particulier abordé la question des restes humains – momies, crânes, fœtus – encore détenus par l’Africa Museum, le Musée Royal des Sciences naturelles et l’Université libre de Bruxelles.                                                                                   Michel Bouffioux, journaliste à l’origine de ces révélations dans Paris Match, a rappelé qu’à l’heure actuelle, ces crânes sont utilisés notamment à l’ULB dans un cours sur la variabilité des êtres humains.

Pour la première fois dans un Parlement, le Directeur de l’Africa Museum a présenté des « excuses explicites » et a reconnu un « regard raciste et colonial « quant à la gestion passée du Musée et des trésors qu’il contient. C’est à partir de cette reconnaissance qu’on peut construire un projet de restitution basé sur le respect et la dignité mutuelle.

Quelques semaines plus tard, l’Africa Museum ré-ouvrait ses portes en confirmant ce nouveau discours qui tranche et qui veut se démarquer du passé.

Aurait-on pu imaginer de tels discours ne fut-ce qu’il y a cinq ans ? Non, certainement pas. L’action des diasporas, des chercheurs, des militants a transformé le discours et l’esprit. La porte est ouverte, il faut maintenant s’y engouffrer et la maintenir ouverte en y faisant souffler un nouvel esprit.

Il s’agissait du troisième Jeudi de l’Hémicycle consacré à la mémoire coloniale. Le travail du Parlement Francophone Bruxellois avec l’Association des Métis de Belgique avait permis d’aboutir à des excuses officielles et des résolutions concrètes aux différents niveaux de pouvoir. Maintenant, tout parti confondu, nous travaillons conjointement à une résolution à tous les niveaux de pouvoir pour qu’à l’instar de la France, nous puissions avancer de manière concrète sur cet héritage douloureux de notre histoire coloniale.

JHC – La traite des mineurs en Belgique

Le prochain JHC aura lieu le 8 novembre. Nous y aborderons le thème difficile de la traite des mineurs. Quelle est la réalité de ce mal silencieux? Cette nouvelle rencontre-débat s’annonce très forte, alternant exposés, débat et témoignages. Je vous y attends !

Expo photo: « Soie » de Barbara Iwens

Des femmes nues au Parlement? Sérieux?! Ce jeudi 22 novembre aura lieu vernissage de la magnifique exposition de Barbara Iweins : « Soie ». Cela aurait pu s’appeler « Force et Fragilité ». Tous les deux se mêlent dans un dialogue intense. C’est très beau, émouvant et interpellant ! Venez, venez, venez!

Où et quand : Jeudi 22 novembre de 18h à 20h au PFB, 77 rue du Lombard.

Les journées du Burundi

C’est l’histoire d’un formidable combat de la société civile et d’un investissement sans relâche pendant deux ans de six députées autour de la question de la démocratie au Burundi.

Il y a deux ans, le 8 juillet 2015, le PFB organisait, un Jeudi de l’Hémicycle sur la situation au Burundi, avec le Collectif des femmes pour la paix et la démocratie au Burundi, trois jours avant la réélection de Pierre Nkurunziza. L’hémicycle était rempli, et il était clair à travers tous les témoignages combien la démocratie est fragile. Il s’agissait de comprendre les accords d’Arusha, d’entendre la société civile qui se fédère, de percevoir le désarroi de ceux qui voient leur démocratie bafouée au quotidien.

Depuis ce Jeudi de l’Hémicycle, avec les députées qui sont à l’initiative de ce projet (Simone Susskind, Nadia El Yousfi, Fatoumata Sidibé, Evelyne Huytebroeck, Isabelle Durant), nous n’avons cessé de nous  voir autour de Juliette Nijimbere, l’incroyable combattante qui porte ce projet depuis 3 ans. Chaque vendredi, Juliette nous envoie son « cri du cœur des parents épris de paix et de sécurité au Burundi ». Chaque semaine, nous assistons à la démocratie qui se fissure.

Les Journées du Burundi des 28 et 29 novembre sont un évènement. Grâce au financement de Rudy Demotte, nous avons pu faire venir des personnes du Burundi, de leur pays d’exil, des représentants des Nations Unies, des représentants forts et courageux qui osent venir s’exprimer. A ne pas manquer !

Où et quand : les 28 et 29 novembre. Le 28 à partir de 14h30 au PFB, bâtiment central, 69 rue du Lombard. Inscription via le lien :https://journeesduburundi-sessionouverture.eventbrite.com ; le 29 novembre à 15h au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 72 Rue Royale. Inscription via le lien : https://journeesduburundi-sessioncloture.eventbrite.com

Oui, la ville nouvelle se dessine !

J’ai interpellé avec constance depuis 3 mois le Ministre-Président sur les grands projets en aménagement du territoire qui sont le fer de lance de ce gouvernement. Oui, c’est un fait indéniable, le Bruxelles que nous connaissons aujourd’hui ne sera pas le Bruxelles que nos enfants, et petits enfants connaitront dans quelques années. L’axe principal structurant l’action de la politique régionale est l’aménagement du territoire. Prenons le Plan Canal qui à terme permettra de « basculer » la ville du Sud vers le Nord, et de transformer cette cicatrice actuelle de la ville en un axe vivant. D’autres changements majeurs voient le jour comme la création d’une Cité Universitaire aux Casernes et d’une Cité des Médias à Reyers. Ou encore le pôle Delta qui se transforme autour du nouvel hôpital CHIREC mais qui surtout amènera une nouvelle entrée de la ville avec la disparition du viaduc d’Hermann-Debroux, mais aussi  la création d’une nouvelle ville sur l’ancien site de l’OTAN. Ces changements illustrent la volonté du gouvernement de transformer la ville. En aménageant le territoire,  on crée de nouvelles cohésions et liens spatiaux, de nouvelles dynamiques de ville. En 2030, on se promènera dans un Bruxelles qui ne sera pas celui que nous connaissons aujourd’hui.

Bonne fête nationale à tous et vive la Belgique joyeuse !

Cette année parlementaire en est à sa fin et quelle année ce fut ! L’évènement le plus marquant de ces dernières semaines a été à n’en pas douter nos Diables rouges et leur épopée à la coupe du monde, où ils ont décroché une troisième place historique. Ils nous auront fait rêver et rendus fiers de nos couleurs, de notre Belgitude. Cette ferveur, cet enthousiasme et ce positivisme, nous ont fait oublier l’espace de quelques semaines nos différends, nos tracasseries mais surtout le doute ambiant auquel nous faisons de plus en plus face au quotidien. Au fil de leurs exploits, ils ont su redonner du souffle et de la beauté à notre Belgique.

Cette façon de réussir même quand on ne s’y attend pas, cette ténacité, cette solidarité ancrées en nous et qui se décline au quotidien sans prétention, je la vois tous les jours à travers les associations, les comités de quartier, les citoyens qui poussent les portes du Parlement pour participer au débat, la société civile ardente et courageuse. Parfois avec des bouts de ficelles, avec bonhomie et humour, dans le surréalisme de notre labyrinthe institutionnel, ils arrivent à construire pas à pas notre Bruxelles que j’aime.

L’année qui s’annonce sera une année électorale, une année importante mais surtout une année compliquée et sensible à différents égards. Des élections communales qui ouvriront le bal aux élections régionales, fédérales et européennes en Mai 2019. On le sait bien, ce sont des temps propices aux coups, parfois bas, aux invectives, aux petites phrases assassines ! Alors mon souhait, c’est que nous gardions chacun au fond de nous cette étincelle des Diables rouges, ce sentiment d’appartenance et de joie.

Belles vacances à tous ! 

Chez papa ou chez maman, les mêmes droits!

Depuis 2016, les parents séparés ou divorcés ont la possibilité d’inscrire les enfants qu’ils hébergent de manière partielle dans les registres de la population. Alors que cette inscription, permet aux enfants de jouir de différents avantages offerts par la commune dans laquelle ils vivent de même si c’est épisodiquement (réduction des prix pour les stages, les plaines de jeux, la piscine, etc.), on constate que le nombre de parents qui y ont recours reste faible. Cela est dû, d’une part parce que la démarche n’est à l’heure actuelle pas automatique et d’autre part parce que la plupart des parents ne sont pas au courant de cette possibilité. C’est pourquoi, lors du conseil communal du 24 mai dernier, j’ai introduit une motion, qui a été votée à l’unanimité, pour inciter les autorités communales à assurer lors de chaque nouvelle inscription et de manière régulière, une information sur la possibilité pour un parent hébergeur de mentionner un hébergement partagé en cas de séparation ou de divorce dans les registres de la population ou les registres des étrangers. Au-delà des différents avantages, cette mesure aura un impact hautement symbolique pour les enfants et le parent hébergeur.

Quand les jeunes sont acteurs de changements!

Que c’est beau de voir une initiative commencée il y a quelques temps avoir des répercussions sur des jeunes et aboutir à un magnifique projet! Ce fut le cas pour Camille Crucifix, Fiorine Guéry, Louis Van Ginneken, et Malaurie Chokoualé, étudiants en journalisme à l’Ihecs. ll y a un an, nous organisions au PFB une magnifique expo de Patricia Willocq, « Blanc Ebène », témoignages bouleversants de la condition des albinos en Afrique centrale.

Les 4 étudiants étaient là. Marqué par cette exposition, ils ont fait de l’albinisme leur sujet de fin d’études. Et ensuite, ils sont partis un mois en Tanzanie voir sur place ce que veut dire être albinos en Tanzanie en 2018.

 

Quelle magnifique démarche, voilà un projet qui donne sens à l’action politique et qui nous mène vers le partage et une prise de conscience collective. Nous avons donc accueilli, le 7 juin dernier, leur travail fait de très belles photos, très poignantes, ainsi que d’un « mook » – étudiants en journalisme oblige 🙂 – qui explique leur démarche.

Pour finir, voici quelques chiffres qui donnent froid dans le dos : le corps d’un albinos se vend 75.000$, leur espérance de vie moyenne est de 30 ans, les exclusions (éducation, emploi, logement,…) sont vécues au quotidien. Lueur d’espoir, le gouvernement a mis sur pied une série d’actions pour sensibiliser à la problématique, contrer les meurtres, et insérer ces personnes qui n’ont d’autre crime que la couleur de leur peau.

 

Un vrai bravo à ces belles personnes, des initiatives comme on aimerait en voir plus souvent! Voici la preuve que tout le monde à son niveau peut être acteur de changement.