Jeudi de l’hémicycle: « Les hommes d’argile »

Le film du réalisateur bruxellois Mourad Boucif «Les Hommes d’Argile», nous emmène sur les traces de jeunes tirailleurs marocains, arrachés à leur terre par l’armée française pour partir combattre les troupes allemandes pendant la seconde guerre mondiale. Une œuvre émouvante qui participe au travail de mémoire. Après la projection, un débat aura lieu en compagnie du réalisateur et de l’équipe du film. Une rencontre à ne pas rater.

Date: le jeudi 07 janvier 2016, de 9h à 12h30

Lieu: Parlement bruxellois, rue du Lombard, 69 à 1000 Bruxelles

RSVP: aselimaj@pfb.irisnet.be

Exposition photo: « Familiarités »

expo

Durant 2 semaines, nous accueillerons dans l’Espace Jardin du Parlement l’exposition « Familiarités » réalisée par la photographe Justine Guerriat.  Diplômée de la Cambre, cette jeune photographe nous livre un regard particulier sur le monde qui l’entoure et notre société actuelle. Des photos qui nous invitent à la réflexion et au voyage… Venez nombreux!

Dates: du 18 novembre au 4 décembre, de 10h à 17h

Lieu: Parlement francophone bruxellois, rue du Lombard, 77 à 1000 Bruxelles

Rencontre avec Thione Niang: « Mémoire d’un éternel optimiste »

Thione Niang est un jeune garçon au parcours atypique. Et quel parcours! Sénégalais issu d’une famille pauvre de 28 enfants, il débarque à New York avec en poche un visa d’étudiant et 20$. C’est à force de travail et de persévérance, que de fil en aiguille, il devient l’un des directeurs de campagne du Sénateur Obama alors en course pour la présidentielle. Thione Niang viendra nous présenter son livre « Mémoire d’un éternel optimiste », roman autobiographique qui retrace son parcours hors du commun et le dédicacera à la fin de la rencontre.

Date: le jeudi 19 novembre 2015, de 9h à 12h30

Lieu: Parlement francophone bruxellois, rue du Lombard, 77 à 1000 Bruxelles

RSVP: give1belgium@gmail.com ou par téléphone au 0486/93 65 92

Jeudi de l’hémicycle: Accueil et accompagnement des réfugiés

Le 26 octobre, nous étions plus de 130 personnes rassemblées au sein de l’hémicycle du Parlement pour entendre les acteurs de première ligne tirer un premier bilan de la gestion de l’afflux massif de réfugiés au cours des derniers mois. J’ai été particulièrement touchée par les présentations empreintes d’humilité, mais aussi et surtout d’engagement et de détermination de la Plateforme citoyenne et de l’ASBL Convivial. Touchée mais aussi admirative par rapport à la solidarité de nos concitoyens qui se sont mobilisés en nombre pour ne plus être que de simples spectateurs.

Tous les intervenants étaient d’accord pour dire qu’on ne remplace pas un accompagnement professionnel spécialisé par du bénévolat mais qu’il faut plus que jamais un travail complémentaire entre les communes, les associations, les initiatives citoyennes et surtout donner à chaque acteur les moyens d’agir. Tous les intervenants étaient également d’accord pour dire que derrière tous ces visages, derrière toutes ces histoires, se cachent une richesse humaine sans nom et surtout de véritables opportunités de construire une société plus humaine.

Pareil à son habitude, Pierre Verbeeren, le directeur de Médecins du Monde Belgique nous a asséné quelques uppercuts bien sentis: « il n’y a pas de crise de réfugiés mais il y a bien en réalité une crise du politique», « l’idée que le secteur associatif doit compléter sa recherche de qualité par une exigence de quantité. Il y a tellement de précarité que notre obsession pour la qualité pourrait laisser en rade trop d’exclus », «Nous sommes face à une politique du moins, le moins possible de demandeurs d’asile et les moins bonnes conditions d’accueil », « Stop aux étiquettes et à la stigmatisation. La société civile s’est organisée avec un dynamisme qui est une source d’inspiration pour le monde associatif ».

Enfin, cette matinée était aussi l’occasion d’entendre la devise de SINGA : «tous le monde à quelque chose à offrir». et toutes ses « applications » : qu’il s’agisse du dispositif CALM permettant la mise en relation entre des réfugiés mal logés ou sans domicile fixe et des particuliers , qu’il s’agisse de multiples projets axés sur « la communauté de partage » en matière de sport, d’emploi, de culture, etc. bref une multitude d’idées et de projets, bref une communauté d’Êtres Humains souhaitant mieux se connaître et mieux se comprendre.

Demain, d’autres réfugiés continueront à arriver en Belgique, demain nous continuerons à être testés dans nos valeurs et dans le projet de société que nous voulons construire.

PFB: Déclaration de politique générale

Le 30 octobre, le Gouvernement francophone bruxellois présentait sa déclaration de politique générale. Voici quatre mesures que j’aimerais épingler :

I)     En 2016, ça va bouger sur le site du CERIA ! L’Ecole Supérieure des Arts du Cirque et une toute nouvelle école secondaire de 1500 places de type général à pédagogie active viendront s’y loger. II)     En petite enfance, 2214 places d’accueil seront créées et un décret visera à mieux soutenir les communes dans la création de places supplémentaires. III)     L’objectif de Bruxelles formation est de 20.000 places pour 2020. IV)     En 2016, ouverture de 2 nouveaux centres de jour pour personnes lourdement handicapées : à Saint-Josse pour adultes et à Uccle pour enfants non scolarisés.

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La 6ième Réforme de l’Etat et les réalités de terrain

Le 28 octobre, la Cocof remplissait l’hémicycle et réfléchit à son avenir ! Celui-ci est bien bousculé entre la 6ème réforme de l’Etat, la Cocom et les défis quotidiens auxquels elle fait face. Cette séance se déroulait alors même que dans les médias « régionalistes » et « communautaires » s’affrontaient et que le paysage institutionnel belge continue à faire débat.

Dans ce contexte, j’ai particulièrement apprécié le fait que la Cocof prenne son avenir en main et consacre toute une journée à réfléchir sur son avenir. Ce qui caractérise avant tout la Cocof, c’est son lien étroit avec les associations, ce que j’ai qualifié de « quasi co-gestion » tellement typique de notre façon de fonctionner et qui donne à celles-ci une place qu’elles ont peu ailleurs. L’ADN de la Cocof, c’est en effet ses associations : + de 3000  (et autant de milliers de travailleurs et bénévoles !) qui travaillent au quotidien dans l’accueil et l’accompagnement des réfugiés, la culture, la formation professionnelle, l’aide aux personnes handicapées et tant d’autres secteurs.

Quel que soit l’avenir, cette journée a montré que la Cocof s’en emparait.

Prison de Haren : L’intérêt général ? Non peut-être :)

Le 19 octobre, la Ville de Bruxelles a décidé de refuser le déplacement du sentier vicinal du Keelbeek. Un déplacement qui était pourtant indispensable pour permettre la réalisation de la nouvelle prison de Haren. Cette décision n’est pas sans avoir des répercussions sur l’ensemble de la Région.

Aujourd’hui, plus de 1500 personnes sont en effet détenues dans les prisons de Forest, Berkendael et Saint-Gilles. Le projet de nouvelle prison à Haren ne permettait déjà pas d’absorber les détenus de ces trois prisons puisque la capacité d’accueil était limitée à 1190 places.  Que-va-t-il se passer si ce projet ne se voit pas le jour ? Derrière la décision de la Ville de Bruxelles, il y a des hommes et des femmes. Ceux-ci doivent se déplacer pour assister aux audiences mais ils ont aussi des amis et de la famille pour qui des visites hors de Bruxelles sont certainement plus difficiles.

Au vu des enjeux liés à cette problématique, j’ai interrogé le Ministre-Président qui me confirmait ce que je craignais : il n’existe pas de voie de recours possible contre la décision de la Ville et il appartient donc à la Régie des bâtiments d’introduire une nouvelle demande avec toute la longue procédure qui s’ensuit (enquêtes, etc.). Bref, nous voilà de retour à la case départ, ou presque.

Et voilà qu’ainsi, une fois de plus le cloisonnement des compétences s’invite dans nos débats au détriment de l’intérêt général et d’une stratégie qui inclurait aussi bien une vision globale de la ville que l’intérêt des détenus.

JDH : « Quand la Belgique va-t-elle faire face à son passé colonial ? »

Faire porter un Jeudi de l’Hémicycle avec Zoé Genot sur la mémoire coloniale était délicat. Je pense même que c’était d’ailleurs la première fois qu’un colloque était organisé sur ce sujet au sein d’un parlement. Les nombreuses remarques et réactions que le débat a suscité confirment que le sujet reste très sensible et même polémique.

Il ne s’agissait pas de faire le procès de la Belgique ou encore de relancer les travaux de la commission parlementaire à la Chambre. Non, l’idée était bien, comme à chaque fois, de susciter le débat, et surtout de voir combien ce travail de mémoire est important à plus d’un titre : le nom de rues comme la (non) place Lumumba ou la rue des Colonies, les manuels scolaires, la recherche de jeunes Belges d’origine congolaise en quête d’identité, etc.

Et l’objectif a été atteint : des intervenants de haut vol, un débat pertinent dans le respect et la dignité, de l’émotion et surtout l’envie de construire ensemble cette identité partagée et de réaliser ce travail de mémoire. Le succès rencontré par cette matinée (nous avons dû refuser des centaines de personnes, ça n’arrive pas tous les jours!) démontre à quel point ce débat était nécessaire. A nous d’écrire la suite…

La rentrée du PFB

Le 23 septembre dernier était la grande rentrée du PFB. Au programme de cette 1ere  séance, un débat sur l’accueil des réfugiés. Au vu de l’actualité et de la gravité des faits, il était important d’aborder cette thématique lors de cette séance à travers les compétences de la Cocof : alpha, apprentissage de la langue, bureau d’accueil (BAPA), accueil en matière de santé et de stress post traumatique, formation professionnelle, etc.

De nombreuses mesures ont ainsi été prises. Le Collège a prévu des fonds nécessaires pour l’ouverture de deux BAPA pour une capacité d’accueil de 40.000 primo-arrivants par an afin de répondre temporairement à l’afflux de réfugiés et de  les orienter plus rapidement vers les opérateurs de formation en français langue étrangère (FLE) ou vers l’insertion professionnelle. Dans le domaine de l’éducation permanente (alpha, formation, animations interculturelles, etc.), la Cocof soutiendra de nombreuses ASBL dans le but de favoriser les collaborations et complémentarités entre celles-ci. En matière de santé, la Cocof  a décidé d’octroyer des subsides à l’ASBL Médecins du Monde qui a organisé les consultations médicales et paramédicales au parc Maximilien. Des financements sont également prévus pour les ASBL spécialisées en matière de santé mentale.

Lors des mois à venir, notre objectif est d’agir de façon concertée et d’une même voix sur les questions liées à cette problématique. Il est important de montrer notre soutien et notre solidarité aux nombreuses associations qui chaque jour font la différence et nous rappellent que Bruxelles est une ville ouverte, traversée, que nous avons toujours été un pays et une ville d’accueil et que cet accueil fait partie de ce que nous sommes, que ces valeurs de solidarité et de partage font partie de notre fierté.

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Réception annuelle du Parlement francophone bruxellois

Chaque année, nous organisons la réception du PFB à l’occasion de la fête de la Communauté française et chaque année je me réjouis de voir cette salle des Glaces remplie… et remplie par tout l’associatif bruxellois! C’est exactement ce qui caractérise et distingue notre réception de ses sœurs plus protocolaires. Oui, c’est la fête de l’associatif ! Et cette année n’a pas fait exception, l’associatif a été présent, en nombre et joyeux. Et ce n’est pas étonnant parce que la Cocof, ce sont eux, plus de 3000 associations, et des milliers de travailleurs et de bénévoles qui chaque jour font vivre la Cocof et ses compétences. Cette réception, c’était l’occasion de les mettre en valeur et de les remercier. Et quelle réussite ce fut ! Merci au Ceria pour ses magnifiques bouquets et à l’Institut Redouté Peiffer pour ce buffet/service digne des plus grands.

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