Le futur Musée d’Art Contemporain de Bruxelles #zonecanal

La Région bruxelloise et le Centre Pompidou ont annoncé leur partenariat dans le cadre de la transformation du garage Citroën à Yser en un Musée de l’art moderne et contemporain. Le Centre Pompidou mettra une partie de ses collections à disposition du futur musée bruxellois. On parle de plus de 120.000 œuvres d’exception.

Ne boudons pas notre fierté ! Ce partenariat avec une institution de réputation mondiale est une excellente nouvelle pour Bruxelles. Il s’agit d’un projet porteur, audacieux, moderne et dynamique qui permettra non seulement de placer Bruxelles un peu plus sur la carte des capitales muséales de première importance, mais également d’avancer dans l’ambitieux projet du Gouvernement bruxellois qui a pour but de  développer  toute la zone du canal.

Cette alliance est aussi un fameux pied-de-nez au Gouvernement Fédéral qui par le biais de la Ministre N-VA, Elk Sleurs, avait fait le choix de désinvestir le développement muséal de Bruxelles et qui a toujours refusé de doter, via les réserves et œuvres des Musées nationaux, le futur Musée d’Art Moderne et Contemporain de collections dignes de ce nom.

Avec ce futur Musée d’Art Moderne, Bruxelles peut s’afficher dignement comme une ville moderne, contemporaine, trendy et ouverte aux dernières tendances artistiques et architecturales.

Ma carte blanche dans le soir: « construisons ensemble la politique carcérale de demain »

En faisant de la rénovation et de la construction d’établissements pénitentiaires une priorité, le gouvernement néglige l’urgence. Il doit être plus audacieux et innovant.

Le mouvement de grève des gardiens de prison, par sa longueur, a pris des allures inédites. Le profond malaise qui règne depuis des années au sein des prisons a atteint son paroxysme. Le système carcéral belge est à l’agonie : surpopulation, conditions de détention inhumaines, prisons insalubres, déficit de soutien psychosocial, manque d’accompagnement pour la réinsertion des détenus… Le constat est affligeant. Et ce n’est évidemment pas sans conséquences sur le taux de récidive. Près de six condamnés sur dix ont récidivé au moins une fois entre 1995 et 2013, et ce n’est pas la situation actuelle qui améliorera, je le crains, les choses. Avec de tels chiffres, c’est la crédibilité de notre modèle carcéral et répressif qui est aujourd’hui ébranlée.

 

Manque de vision

La réponse actuelle du gouvernement fédéral, qui consiste uniquement à rénover et construire de nouvelles prisons, manque cruellement de vision. La question des infrastructures est importante car elle permet de répondre à l’urgence actuelle : héberger les prisonniers dans des conditions respectueuses de la dignité humaine. Sans oublier qu’une prison s’inscrit dans un environnement qui dépasse largement les seules considérations liées au seul hébergement des prisonniers : la mobilité, l’urbanisme, l’accessibilité pour les familles, la sécurité des déplacements prison/palais de justice, les conditions de travail des agents… et la manière dont le gouvernement fédéral aborde ces points précis dans le dossier des capacités d’hébergement pénitentiaire en Région bruxelloise renforce notre conviction d’une méthode qui néglige délibérément de prendre en considération toutes les transversalités du dossier. Et ce, que ce soit dans le dossier des prisons bruxelloises, ponctuellement ; ou que ce soit dans la mise en œuvre d’une politique carcérale globale, plus efficace, totalement intégrée. Sans intégration, pas de projet. Sans transversalités, pas de vision.

Car en ne se concentrant que sur la seule donnée immobilière, l’Etat fédéral ne fait qu’une (toute petite) partie du chemin, et ne répond qu’aux besoins les plus urgents. Car il est d’autres horizons et d’autres moyens à développer, urgemment.

 

Repenser la politique répressive

Outre l’état de délabrement des infrastructures pénitentiaires, c’est la politique répressive menée en Belgique qui prend l’eau. Et ce n’est pourtant pas les idées qui manquent pour la réformer. De nombreux experts, collectifs et citoyens se sont exprimés sur le sujet. Les prisons sont en crise. La protestation n’est pas finie. Profitons de ce moment pour transformer cette crise en opportunité. Mettons-nous ensemble autour de la table pour repenser la politique carcérale et répressive de demain. Réunissons une Conférence interministérielle qui rassemble autour d’une même table l’ensemble des autorités qui ont une compétence en la matière, qu’elles soient fédérales, régionales et communautaires.

Car au-delà de la question des prisons elles-mêmes, il faut mener une réflexion sur les objectifs de cette politique et sur l’usage de la peine de prison. Le problème de la surpopulation carcérale ne peut être réglé uniquement par la construction de nouvelles prisons. Par contre, devons-nous nous retenir de réfléchir et d’enfin agir en matière d’efficacité des peines alternatives, de réinsertion des détenus, de leur insertion psychosociale ? La réponse est évidente.

 

Manque d’originalité

Un détenu « coûte » aujourd’hui entre 150 et 200 euros par jour. Un mois de prison représente 4.500 euros. Une partie de ces sommes faramineuses doit être consacrée à développer, aussi, des sanctions alternatives, qui puissent nous démontrer qu’elles protègent plus efficacement la société des actes de récidive. Les sanctions administratives représentent un bel outil pour certains types de délits. Pourquoi ne pas renforcer ce système ? Les pays étrangers notamment nordiques, offrent de bons exemples en la matière, développant des projets parfois originaux. Pourquoi ne pas s’en inspirer lorsque ceux-ci portent leurs fruits ?

Offrir des conditions de détention plus humaines, c’est l’urgence. Mais si on veut aller plus loin et mener une politique carcérale durable, il nous faut rebâtir notre modèle répressif, lequel montre plus que jamais ses limites. Il nous faut être plus audacieux et plus innovant, que de s’en tenir à simplement améliorer la « Case Prison ».

Ce travail, c’est maintenant qu’il doit être mené, afin de s’assurer que les moyens et les investissements futurs seront les plus efficaces, les plus pertinents, aujourd’hui, mais aussi, dans cinq ans, dix ans, vingt ans.

Elections 2018-2019: ce sera le vote électronique avec ticket!

Pour les prochaines élections, vote électronique ou vote papier ? Le 8 juin 2015, j’interpellais avec Marc Loewenstein Rudi Vervoort et le débat était lancé. Un an de discussions et d’auditions plus tard, nous avons adopté en commission des affaires intérieures une proposition organisant le vote électronique avec ticket pour les élections à Bruxelles.

Si la Wallonie a décidé d’opter pour le vote papier dans le but de répondre à la crise de la confiance du citoyen vis-à-vis du vote électronique, à Bruxelles nous avons opté pour une autre alternative.

Déjà parce que la réalité bruxelloise aurait conduit les citoyens à devoir voter sur d’immenses bulletins de vote équivalent à des dizaines de feuilles A4 ! Aussi parce que les communes de Saint-Gilles et de Woluwé-Saint-Pierre ont déjà testé cette façon de voter et l’évaluation lors des deux scrutins a été très positive. Le fait de pouvoir vérifier son vote par un « ticket » papier – ce qui n’existe pas en Wallonie – permet de à l’électeur de vérifier ce qu’il a fait électroniquement. Et le choix pour un système «  open source »  rassure quant au caractère transparent – ou du moins vérifiable – du système dans son ensemble.

Le système retenu permet à la fois de poser Bruxelles comme « smart-city » moderne, informatisée et connectée et de répondre au souci de transparence et de confiance du citoyen.

Belle avancée !

Comm. spéciale tunnels bruxellois: le bilan

Une commission spéciale de 2 mois a été mise en place suite à la problématique des tunnels bruxellois. Le travail réalisé par la Commission n’a pas désigné un coupable comme certains l’auraient – à tort- espéré. Néanmoins, elle a permis d’établir des pistes pour le futur mais aussi de lever le voile sur les dysfonctionnements et le manque de transparences de certaines procédures. Nous avons de ce fait identifié les erreurs à corriger et à ne plus reproduire à l’avenir.

Suite à notre travail en Commission, nous avons fait plusieurs recommandations au Gouvernement. Ce dernier a d’ores et déjà entrepris leurs mises en œuvre à savoir :

–           le plan pluriannuel d’investissements qui offre une vision à long terme et qui prévoit le début des travaux pour… 2017 – alors que certains affirmaient qu’il ne se passerait rien avant 2018 au moins-,

–           les améliorations attendues quant à la surveillance, la maintenance et l’entretien des tunnels,

–           l’audit de Bruxelles Mobilité après lequel suivra un renforcement de personnel qualifié.

 

Nous veillerons à ce que nos recommandations se concrétisent et qu’elles se réalisent en toute transparence dans les plus brefs délais.

Deux questions restent cependant posées.

La première est celle du financement. Nous sommes d’avis de dire que le coût des rénovations ne peut être porté que par les Bruxellois. Et que ce coût ne doit pas avoir d’impact négatif sur les projets préalablement prévus.

La deuxième question concerne la mobilité à Bruxelles. La rénovation des tunnels ne doit pas laisser en suspens d’autres projets. Le cdH encourage le développement du RER, la création des parkings de dissuasion, l’extension des lignes de métro, le développement du réseau Villo, la promotion de l’utilisation du vélo électrique, l’amélioration de la vitesse commerciale des véhicules STIB, ainsi que l’amélioration des services de voitures partagées et de transports rémunérés de personnes. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre les tunnels mais de continuer à rendre la ville accessible, pas seulement pour ceux qui veulent se rendre à leur travail, mais aussi pour ses autres fonctions : commerces, culture, soins de santé, événementiel, services de secours, …

Pourquoi ne prolongerait-on pas d’ailleurs certains  tunnels afin de désengorger les voiries principales ?

Hôtel Astoria: un joyau toujours endormi

J’ai interrogé en commission le Ministre Rudi Vervoort sur le chantier de l’Hôtel Astoria. Cet ancien Hôtel de prestige conçu par Léopold II pour accueillir les têtes couronnées lors de l’Exposition Universelle de 1910 est en chantier depuis des années. Il y a deux ans, j’ai déjà interrogé le Ministre en charge à ce sujet. Il m’annonçait que  l’Hôtel ouvrirait ses portes en 2015 mais les travaux semblent toujours à l’arrêt. En 2013, la Région a décidé d’octroyer 12 millions pour rénover ce magnifique bâtiment classé mais tout est bloqué suite à la découverte d’une pollution du sol causée par une fuite  d’une cave à mazout. Des travaux de dépollution jusqu’au moins 14 mètres sont exigés. Mais quand reverrons-nous ce chef-d’œuvre de van Dievoet ?

Police : des policiers marocains plus compétents pour gérer la diversité bruxelloise que les policiers belges ? Je dis non !

Le Ministre Jan Jambon a annoncé il y a quelques semaines que des policiers marocains viendraient prochainement prêter mains fortes à nos policiers à Bruxelles et à Anvers. Ces policiers seraient amenés à travailler dans des quartiers à forte diversité culturelle car nos policiers «  ne réagissent pas toujours de la meilleure manière lors des interventions dans ces quartiers » selon le Ministre.

Je suis personnellement outrée par les propos du Ministre qui insinue de la sorte que des policiers marocains seraient plus à aptes à comprendre des situations propres à la diversité bruxelloise.

C’est simple, si on veut une police de proximité efficace, il faut qu’elle nous ressemble ! Or, actuellement, énormément de jeunes bruxellois qui souhaitent intégrer les services de police échouent aux tests de recrutement. Alors que 25% de l’effectif travaillent à Bruxelles, seuls 8 % sont bruxellois. Ce constat est tout simplement dramatique et c’est à ce niveau-là que nous devons trouver des solutions. Comment assurer une police bruxelloise à l’image de Bruxelles sans avoir des critères de recrutement spécifiques à chaque ville ? Sans risquer de glisser vers une police à plusieurs vitesses ?

Comment assurer une plus grande diversité dans le recrutement ? Quel accompagnement mettre en place afin de limiter au maximum les barrières à l’embauche auxquelles font face nos jeunes bruxellois?

Une présence plus importante de Bruxellois dans les services de police, susceptibles de comprendre les réalités du terrain, d’assurer une réelle proximité avec les citoyens Bruxellois et qui boosterait l’emploi dans notre Région dont le taux de chômage reste élevé, voilà où devraient selon moi se trouver nos priorités.

 

Vote électronique : pour ou contre ?

Le Parlement bruxellois a fait sa rentrée avec un débat autour du vote électronique. J’y ai pris la parole au nom du cdH, en rappelant les différentes positions défendues, très contrastées au sein de l’opinion publique.

Le vote est un moment fort de la démocratie, or les bugs électoraux que nous avons connus ces dernières années ont sérieusement entamé la confiance du citoyen par rapport au vote électronique. Le Parlement wallon a adopté une résolution demandant l’abandon du vote électronique. A Bruxelles, les avis sont partagés. Si le vote électronique répond bien à notre volonté de poser Bruxelles comme smart-city, moderne, informatisée, et connectée, le coût n’est pas à négliger. En effet, le vote électronique représente une somme importante : 1.37€ contre 10 cents pour le vote papier. En outre, ce vote n’offre pas les mêmes garanties que le vote papier en termes de sécurité, de vérification et d’intégrité et accentue la rupture de confiance du citoyen. D’autre part, la praticabilité du vote papier à Bruxelles pose question : une centaine de candidats multipliée par une quinzaine de partis rien que pour l’élection régionale, cela mène à un bulletin de vote gigantesque !

Il existe, toutefois, une 3ème voie qui a déjà été testée dans les communes de Saint-Gilles et Woluwe-Saint-Pierre : le vote électronique avec ticket qui permet de vérifier son vote et assure une plus grande sécurité et confidentialité. Les avis dans les deux communes sont positifs. Seul hic : ce système coûte plus cher (12 ou 13 € par vote).

Quelle est la solution à apporter ? Le débat mérite d’avoir lieu! La confiance entre le citoyen et nos institutions ne se résume pas à la question du vote électronique ou papier, certes, mais c’est le point de départ de notre démocratie représentative. Et vous, pour ou contre ? Suite lors de la prochaine commission…

Résidence Palace: où en sommes-nous?

J’interroge sur le sort du Résidence Palace. Cédés dans les années 2000 à la Régie des bâtiments, deux de ses joyaux, la piscine et le théâtre, sont classés depuis 2004. Ils ne sont cependant plus accessibles au public respectivement depuis 2006 et 2007. Pire, l’état de la piscine s’est considérablement dégradé au fil du temps. Ces constatations me poussent à poser plusieurs questions au ministre Rudy Vervoort:

  • La Région suit-elle correctement le dossier?
  • Le projet de créer un accès par la chaussée d’Etterbeek est-il toujours d’actualité ?
  • Quel est le calendrier de rénovation de la piscine et est-ce que la Région prendra part à ce dossier?
  • Concernant la salle de théâtre, elle pourrait être employée comme une salle de conférence par le centre international de presse moyennant une étude de faisabilité.   Que fait la Région à ce sujet?
  • Est-ce que la Région s’implique pour redonner l’accès à ce bâtiment mythique aux Bruxellois?

Le vote électronique: ok, mais pas à n’importe quel prix!

J’interpelle Rudi Vervoort sur le vote électronique versus le vote papier. Ok, c’est moderne de poser Bruxelles comme « smart-city » mais il faut payer le prix fort pour la démocratie électronique! 1,37€ par vote électronique contre 10 cents par vote papier… Et pour le vote électronique avec ticket cela revient à un coût de 9 Millions € (à l’achat) ou 6 Millions (à la location) pour la Région… soit 18€ par électeur. Au Parlement wallon, une résolution a été adoptée à l’unanimité pour le retour au vote papier. Verdict chez nous le 5 octobre.

L’allègement du portefeuille immobilier de l’État belge : la Région est-elle consultée?

L’État fédéral a l’intention d’alléger son portefeuille immobilier. La Régie des bâtiments est invitée à se séparer d’une série d’actifs immobiliers pour renflouer les caisses. Par ailleurs la Régie des bâtiments doit présenter son plan d’occupation pluriannuel des bâtiments avec une vision à 15 ans – cette programmation à long terme est, soit dit en passant, une révolution. Une bonne partie de ce patrimoine immobilier est située à Bruxelles (Palais de Justice, Conservatoire, écoles, prisons…). J’interroge dès lors Rudi Vervoort pour savoir quels liens la Région bruxelloise entretient avec le fédéral quant à ce renforcement stratégique. La Région est-elle consultée ? Des concertations sont-elles prévues ?

Rudi Vervoort se veut rassurant et me fait remarquer que c’est toujours la Région qui définit les programmes et délivre les permis.