L’allègement du portefeuille immobilier de l’État belge : la Région est-elle consultée?

L’État fédéral a l’intention d’alléger son portefeuille immobilier. La Régie des bâtiments est invitée à se séparer d’une série d’actifs immobiliers pour renflouer les caisses. Par ailleurs la Régie des bâtiments doit présenter son plan d’occupation pluriannuel des bâtiments avec une vision à 15 ans – cette programmation à long terme est, soit dit en passant, une révolution. Une bonne partie de ce patrimoine immobilier est située à Bruxelles (Palais de Justice, Conservatoire, écoles, prisons…). J’interroge dès lors Rudi Vervoort pour savoir quels liens la Région bruxelloise entretient avec le fédéral quant à ce renforcement stratégique. La Région est-elle consultée ? Des concertations sont-elles prévues ?

Rudi Vervoort se veut rassurant et me fait remarquer que c’est toujours la Région qui définit les programmes et délivre les permis.

La police prédictive : pour moins de délinquance ?

La police prédictive est une nouvelle méthode de prévention des crimes et délits qui utilise la technologie pour établir des probabilités qu’un délit va être commis à un endroit donné. J’interroge Rudi Vervoort pour savoir si et dans quelle mesure la Région bruxelloise compte utiliser cette nouvelle méthode pour faire baisser la délinquance. Ce système pose de nombreuses questions  (stigmatisation de certains quartiers ou certains individus), et impose une grande prudence dans son utilisation. Mais cette thématique mérite réflexion.

Dispositifs anti-SDF : Bruxelles, ville d’exclusion ?

Les dispositifs anti-SDF tels que celui placé puis retiré par le Delhaize de la Place Flagey ou le mur à Liège sont de plus en plus présents à Bruxelles. C’est pourquoi j’interroge Rudi Vervoort pour savoir s’il y a une réflexion sur l’image que renvoie notre mobilier urbain en termes d’inclusion. Il me répond que le gouvernement compte remettre à jour le « manuel des espaces publics » qui datait des années 90. L’occasion pour une réflexion approfondie sur ce sujet.

Les associations de projets: un outil en plus pour la coopération entre communes.

La Déclaration de Politique Régionale mentionne que « Le gouvernement introduira dans la législation la possibilité pour les pouvoirs locaux de créer des associations de projets ». C’est là une idée qui a beaucoup de potentiel et existe déjà dans les régions wallonnes et flamandes . Cela permettrait par exemple de développer d’intéressants projets culturels entre la Ville de Bruxelles et Ixelles. C’est pourquoi j’interroge Rudi Vervoort pour savoir si le gouvernement a avancé sur ce sujet et initié une réflexion sur un changement de législation. Celui-ci me répond qu’il s’agit d’une question complexe mais qu’une réflexion est en cours.

Les métiers du patrimoine: des formations à promouvoir.

Il y a quelques semaines, j’interrogeais le Ministre-Président au sujet de la préservation des ascenseurs bruxellois faisant partie de notre riche patrimoine. Lors de cette discussion, je faisais référence au besoin pressant pour notre Région non seulement d’accorder une attention particulière à ceux-ci mais également à la nécessité de former du personnel à la conservation de ces métiers du patrimoine. Tout le monde est d’accord pour dire que le patrimoine bruxellois est à prendre en compte dans le développement de notre Région, celui-ci fait partie de la réalité des Bruxellois et à ce titre doit être protégé et conservé. Mais par qui? Tailleur de pierre, marbrier, maître verrier, céramiste, ferronnier, fondeur, etc. Le constat est clair:  nous sommes en manque de personnel compétent pour cela. Or, ces métiers à forte composante manuelle constitueraient des débouchés intéressants et originaux pour des personnes faiblement qualifiées et désireux de développer des compétences dans ces secteurs. J’ai interpellé le Ministre en charge de l’emploi, Didier Gosuin, au sujet de ces métiers du patrimoine. En effet, le Gouvernement s’était engagé à développer une section dédiée aux métiers du patrimoine et de l’artisanat au sein du Centre de Référence Professionnelle « Construction ». J’ai donc voulu savoir où en  était l’avancée des travaux pour la mise en place de cette section dont nous avons grandement besoin. Ceci a mené à un vaste débat en séance plénière.

 

Une police citoyenne = Une police à l’image de notre société!

Le constat reste amer: les policiers Bruxellois sont derniers de classe à l’école de police. Alors que 25% de l’effectif national travaille à Bruxelles, seuls 8% sont bruxellois. Nous scorons à chaque fois moins bien que la moyenne nationale. Et la commission de délibération rend un avis positif pour seulement 37,7% des Bruxellois. Pourquoi? Les motifs invoqués sont le manque de motivation et d’aisance relationnelle. Je n’en suis pas du tout convaincue!

Je pense qu’il est primordial d’agir afin d’avoir plus de Bruxellois au sein de nos polices locales. Pourquoi? C’est tout simple, ils comprennent mieux que quiconque les réalités du terrain et peuvent y réagir de la manière la plus adéquate. De plus, cela permettrait de renforcer la proximité (nécessaire!) de la police avec les citoyens. Retrouvez l’intégralité de mon interpellation.

Les ascenseurs, petit joyau de notre patrimoine !

Il faut les préserver et former des artisans pour les rénover. J’ai interpellé le Ministre-Président, Rudi Vervoort sur ce sujet. Trois objectifs :

1) défendre notre spécificité bruxelloise : 75.000 ascenseurs sont situés dans notre région !  Suite à l’arrêté de 2003, de nombreux propriétaires ont introduit des demandes de classement afin de soustraire leur ascenseur aux obligations de mise en conformité technique. La plupart de ces demandes n’ont pas abouti.  Pourtant, suite à cela, une liste d’ascenseurs potentiellement intéressants a été établie. La commune d’Ixelles a décidé récemment d’inventorier les ascenseurs de son territoire riche en beaux immeubles à appartements de la première moitié du XXe siècle.  Pourquoi pas faire la même chose au niveau régional?

2) développer une formation d’ouvriers spécialisés qui prépare les jeunes à un métier typiquement bruxellois, En effet, l’obligation de mettre en conformité des ascenseurs et d’assurer la maintenance des ascenseurs protégés constitue un réel défi en termes de formation d’artisans qualifies pour répondre à cette  demande bruxelloise.

3) créer de nouveaux emplois pour répondre à la demande de rénovation. Le développement de cette activité et de services d’entretien permettra pas seulement la maintenance à long terme de ce patrimoine mais pourrait également générer de nouveaux emplois.

Ok, c’est bien particulier, mais vraiment intéressant pour valoriser notre patrimoine et créer une« niche » avec de nouveaux emplois à la clé !

Cliquez ici pour lire l’article publié dans le journal « Le Soir »

Le tram 71 à nouveau au cœur du débat

« Aujourd’hui, je n’ai pas encore de solution retenue », Pascal Smet en commission sur la tramification du 71. Son objectif: une décision adoptée avant décembre 2015.

Oui, il y a un vrai problème de fluidité du bus 71 et oui, il faut se battre pour que la Chaussée d’Ixelles reste compétitive face aux « hyper-projets » comme Néo ou Docks. Là-dessus, je suis tout-à-fait d’accord avec Pascal Smet.

Je suis aussi de ceux qui n’ont pas d’à priori (parfois très émotionnel) sur  » la catastrophe » qui s’annonce. Oui, la Région a mauvaise réputation sur la longueur des travaux et le chaos (euphémisme) qu’ils entraînent. Et oui, il y a des raisons de s’inquiéter sur la survie des commerçants (et des habitants) qui doivent traverser ces travaux. Regardez avenue Buyl… Mais je trouve qu’il faut examiner les propositions du Ministre de façon objective. Il s’est d’ailleurs engagé à être hyper vigilant sur ce point.

Par contre, je défends l’idée qu’il ne faut pas avoir de rupture de charge. Dans le projet initial de Brigitte Grouwels, le tram 71 s’arrêtait à la Porte de Namur. C’était un non-sens! Pascal Smet s’est engagé à le faire continuer jusqu’à au moins l’arrêt « Bozar » pour rejoindre la ligne du tram sur la rue Royale. Au-delà, il dit que cela dépend de la position que prendra la Ville. Ceci me pose vraiment question. Le 71 est une ligne particulièrement empruntée parce qu’elle traverse justement la ville et qu’elle s’arrête à la Gare centrale et la place de Brouckère. S’arrêter rue Royale signifierait un vrai recul pour tous ceux qui l’empruntent! Du coup, les problèmes causés par les travaux pèsent lourd dans la balance si c’est pour avoir une ligne de tram qui s’arrête bien avant le bus actuel. « Tout ça pour ça? »: non! Il faut être super « attentifs » à la réponse qui sera donnée par Pascal Smet sur la rupture de charge et s’assurer qu’il mettra la même détermination à convaincre la Ville qu’à tramifier la Chaussée d’Ixelles :).

Politique de diversité – Quels résultats ?

La diversité un sujet qui nous tient à cœur. Un arrêté de 2012 devait permettre, par l’octroi de subsides aux administrations locales, de favoriser l’embauche des demandeurs d’emplois issus des quartiers de la Région bruxelloise dont le taux de chômage est supérieur à la moyenne régionale. L’objet de mon interpellation à Rudi Vervoort poursuivait deux objectifs. Premièrement savoir si cet arrêté produit de réels effets, si les communes participent au dispositif. Deuxièmement,  savoir s’il entraîne une mobilité intra régionale, essentielle pour lutter contre la ghettoïsation de certains quartiers. Le ministre-président y a répondu en présentant des chiffres très encourageants. Lire la suite

Aménagement de la zone du canal, plus et encore ?

La grande priorité du gouvernement bruxellois, c’est le développement de la zone du canal. Il est vital de dynamiser cette zone, qui est aujourd’hui une fracture entre le sud et le nord de Bruxelles. En raison l’importance du projet, chaque commission de l’aménagement du territoire est l’occasion d’en aborder un aspectIci, j’interroge Rudi Vervoort sur le Méandre, un projet qui risque  de déséquilibrer le rapport entre logement et bureaux. Lire la suite