Prison de Haren : L’intérêt général ? Non peut-être :)

Le 19 octobre, la Ville de Bruxelles a décidé de refuser le déplacement du sentier vicinal du Keelbeek. Un déplacement qui était pourtant indispensable pour permettre la réalisation de la nouvelle prison de Haren. Cette décision n’est pas sans avoir des répercussions sur l’ensemble de la Région.

Aujourd’hui, plus de 1500 personnes sont en effet détenues dans les prisons de Forest, Berkendael et Saint-Gilles. Le projet de nouvelle prison à Haren ne permettait déjà pas d’absorber les détenus de ces trois prisons puisque la capacité d’accueil était limitée à 1190 places.  Que-va-t-il se passer si ce projet ne se voit pas le jour ? Derrière la décision de la Ville de Bruxelles, il y a des hommes et des femmes. Ceux-ci doivent se déplacer pour assister aux audiences mais ils ont aussi des amis et de la famille pour qui des visites hors de Bruxelles sont certainement plus difficiles.

Au vu des enjeux liés à cette problématique, j’ai interrogé le Ministre-Président qui me confirmait ce que je craignais : il n’existe pas de voie de recours possible contre la décision de la Ville et il appartient donc à la Régie des bâtiments d’introduire une nouvelle demande avec toute la longue procédure qui s’ensuit (enquêtes, etc.). Bref, nous voilà de retour à la case départ, ou presque.

Et voilà qu’ainsi, une fois de plus le cloisonnement des compétences s’invite dans nos débats au détriment de l’intérêt général et d’une stratégie qui inclurait aussi bien une vision globale de la ville que l’intérêt des détenus.

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