Sonnez, sonnez, carillons!

Vous pensez que le carillon fait ding-dong comme une cloche? Que nenni! Sa musicalité est légère et reprend souvent des chansons populaires connues ( ah, le « keere weerom, reuske, reuske » que j’ai entendu de mon bureau pendant quatre ans! ). C’est bien pour ça que l’UNESCO a reconnu en 2014 le carillon comme patrimoine immatériel mondial, excusez-nous du peu! Après, il faut que nous en soyons fiers et que nous protégions ces bijoux en péril. Le Ministre-Président m’a affirmé qu’il s’assurerait de leur rénovation mais aussi de leur valorisation touristique. Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde. C’est le sujet de mon interpellation

Question orale à Rudi Vervoort Ministre-Président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale chargé du Développement territorial, des Monuments et Sites et  du Tourisme concernant «  la reconnaissance de la culture du carillon en Belgique ».

Monsieur le Ministre-Président,

Le carillon est apparu dans les années 1500 dans les Pays-Bas méridionaux et constitue le plus ancien instrument musical de communication de masse de l’histoire.

En Belgique, la culture du carillon est soutenue en Flandre par la Vlaamse Beiaardvereniging, en Wallonie par l’Association Campanaire Wallonne et à Bruxelles par l’association Tintinnabulum. C’est donc en toute logique que la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Flandre se sont mises d’accord pour demander la reconnaissance, par l’UNESCO, de ce patrimoine immatériel.

Un an après l’introduction de cette demande, l’UNESCO vient de reconnaitre la culture du carillon de Belgique en tant que «  meilleure pratique de la sauvegarde de patrimoine universel ».

Comme l’a souligné Joëlle Milquet, en charge de la culture en Fédération Wallonie Bruxelles «  cette reconnaissance est importante pour les carillonneurs belges et pour celles et ceux qui s’impliquent pour cette culture dans notre pays ».

Dans la mesure où la décision prise par  l’UNESCO constitue un encouragement important pour la culture du carillon dans notre pays, pourriez-vous nous dire comment cette reconnaissance s’intégrer dans la politique touristique de Bruxelles ? Quelles sont les actions prévues pour mettre ce patrimoine en valeur ?

Combien reste-t-il de carillons à Bruxelles ? Quels sont-ils ? Si la rénovation de certains carillons est nécessaire, pourriez-vous nous dire si la région dispose des moyens financiers suffisant ?

Monsieur le Ministre-Président, je vous remercie pour vos réponses.

Lisez également mon interview parue dans Libre Belgique:

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