La jeunesse bruxelloise au cœur du débat

Journée « Jeunesse » au PFB organisée par Atout Projet et les Echevins de la Jeunesse bruxellois. Quelques extraits qui m’ont marquée….

Ça commence fort avec Edwin de Boevé qui dénonce notre société qui maltraite les jeunes et prône de plus en plus le « contrôlable ». Il demande de retrouver du sens, de la cohérence parmi les multiples dispositifs (les fameuses couches de lasagne) et de créer des espaces intermédiaires qui permettent aux gens de se parler.

Bernard De Vos ne mâche pas ses mots ni sur notre démocratie représentative ni sur l’école (« l’école est une institution à l’arrêt »). Il prône une véritable alliance éducative, réunissant toutes les personnes et toutes les institutions qui entourent le jeune, indispensable si on veut avoir la possibilité de redonner de l’enthousiasme.

Pour l’anthropologue, Chris Paulis, les jeunes sont en perte de repères… mais qui leur donne ces repères? Elle bouscule quelques idées reçues. Les jeunes sont individualistes et pas solidaires? Ils n’arrêtent pas de « faire des plans » pour se voir, s’entraider, constituer des groupes, se « connecter ». Ce n’est pas une perte d’identité mais une multiplication des possibles, ce qui rend leur puzzle de la vie difficile à composer. Ainsi, Internet et les réseaux sociaux forcent les jeunes à se forger une identité pas seulement dans sa rue, son école, mais à l’autre bout du monde. Et ils s’exposent bien plus qu’avant. Bon, on tique quand elle dit que sur les 5 modèles de réussites féminines demandées à des ados, elles donnent dans le top 3: Nabila et Zahia. Non mais « Allo quoi »?!

Ada Bazan nous parle du travail dans les quartiers populaires et comment rendre ceux-ci acteurs de leur territoire et de leur transformation. Nous parlons pour les jeunes, pas avec, changeons ça!

Olivier Leblanc explique combien le travail des Maisons de Quartier est devenu plus complexe. La professionnalisation du secteur demande une maîtrise de la technicité et du cadre réglementaire qui plombent le vrai travail associatif. Les associations n’ont pas le droit à l’échec: il faudrait être fou pour admettre qu’on n’a pas réussi l’activité pour laquelle on a reçu des subsides! Du coup, il y a un manque de prise de risque, de respiration.

Lors du débat, Philippe Rase, médiateur, se et nous pose la question: comment se fait-il qu’on n’ait pas d’émeutes maintenant? Que les jeunes ne se révoltent pas?

Dernier mot de Bernard De Vos: « Il ne faut pas prendre les jeunes au mot, il faut les prendre au sérieux. »

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